Parce qu'on a rien sans rien...

Peu de temps après la création du premier club de vélo en France, à Rouen en 1868, des écrits font référence à des substances censées améliorer la performance. Dès 1880, il existait des mélanges de stupéfiants, constitués à partir de morphine ou de cocaïne.

Aux alentours de 1892, on commercialisait même des potions à base d’alcool destinées aux cyclistes, comme l’Elixir de Vitesse ou encore le Vélo Guignolet. Le premier cas de décès dû au dopage, remonte à 1896 avec la mort du Gallois Arthur Linton,15 jours après sa participation à Bordeaux-Paris.


Le cyclisme a toujours été un sport de souffrance. C’est donc peut-être pour cela, que la recherche de produits miracles s’est instaurée dès les premières heures du cyclisme. On se « dopait » fréquemment dans le monde du travail et les cyclistes
étaient considérés comme des travailleurs, comme les autres.

Dès le début du XXème siècle, les cyclistes utilisaient de la strychnine comme des stimulants, un poison pourtant redoutable. Quant à la cocaïne, notamment évoquée par Albert Londres dans le Tour de France en 1924, elle fut aussi présentée dans les pelotons jusque dans les années 50. C’est dans ces années-là que sont arrivées les amphétamines.

Dans l’histoire du cyclisme, on peut considérer l’usage de produits dopants comme une « tradition» ou comme une « culture».
En juin 1966, LES COUREURS DU TOUR DE FRANCE ONT FAIT GREVE AFIN DE PROTESTER CONTRE LA LOI ANTIDOPAGEles coureurs du Tour de France ont fait grève afin de protester contre la loi antidopage, votée quelques mois plus tôt par le parlement. Ils estimaient qu’il s’agissait d’une atteinte au droit du sportif de disposer d'eux-même.

Non mais c'est vrai quoi, merde, à la fin !